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Figure 2 : organisation du TCR à la surface du lymphocyte T

Les lymphocytes T, acteurs de l’immunité acquise, dérivent des cellules souches hématopoïétiques de la moelle osseuse. Les précurseurs lymphocytaires T acquièrent un récepteur de surface ou TCR, qui reconnait les peptides antigéniques présentés par le complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) à la surface cellulaire des cellules dendritiques. Le TCR a une structure comparable à une immunoglobuline, avec une chaîne α et une chaîne β, chacune comportant un domaine variable (V) et un domaine constant (C). Plus rarement, le TCR exprime un hétérodimère γδ (Figure 2).

Dans le thymus, les gènes codant les régions V du TCR subissent une série de recombinaisons d’ADN sites-spécifiquesV(D)J. Les segments utilisés sont de type V (Variable), D (Diversité) et J (Jonction) pour les chaînes β et δ, V et J pour les chaînes α et γ. Ils sont entourés de séquences appelées « signal de recombinaison », qui sont reconnues par le complexe enzymatique de la recombinase incluant notamment l’enzyme RAG(Recombination Activating Gene).


Les réarrangements provenant de ces recombinaisons, associés aux possibilités combinatoires inter-chaînes, conduisent à une immense diversité des combinaisons VαVβ, ce qui confère au lymphocyte T la possibilité de reconnaître avec spécificité un nombre de peptides antigéniques incroyablement élevé. En outre, le TCR est capable de reconnaître différents ligands, une propriété appelée dégénérescence, et de discriminer entre des ligands parfois structurellement très proches [1]. La partie variable V des chaînes α et β compte plusieurs domaines hypervariables ou « complementarity determining regions » (CDR), impliqués dans la reconnaissance du complexe peptide-CMH. CDR3 est le principal domaine responsable de la reconnaissance de l’antigène présenté.



[1] Review : E. Vivier et B. Malissen, Nat Immunol, 2005