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  Comment avez-vous justement valorisé vos travaux au niveau translationnel ?

B.M.: Tout d’abord, avec la société de biotechnologies Immunotech, nous avons mis sur le marché des anticorps monoclonaux contre les régions Vβ. Ces gènes sont utilisés par le TCR dans une expansion clonale ou une tumeur. La plupart des tumeurs du lignage T étant d’origine monoclonale, ce panel permet de définir si un seul de ces gènes exprimés signe l’expansion clonale et l’état tumoral.

Nous avons aussi développé plusieurs modèles de souris innovants, ce qui a fait l’objet d’un brevet sur des souris LAT (« Mutated Gene coding for a LAT protein and the biological applications thereof », INSERM). Ces souris développent la pathologie associée à la perte fonctionnelle de LAT et vont être utilisées par un important groupe industriel. Nous avons également breveté des souris capables de fabriquer des anticorps humanisés thérapeutiques (« Transgenic animals and methods and making recombinant antibodies », INSERM Transfert et Innate Pharma). Enfin nous avons plusieurs collaborations sur des projets translationnels autour de nos travaux sur les cellules dendritiques.

Les financements de la Fondation ARC vous ont-ils permis d’acquérir des équipements spécifiques ?

B.M.: Les financements de la Fondation ARC ont eu un rôle capital. Tout d’abord, ils ont largement permis d’initier la construction du nouveau bâtiment du CIML, dont j’étais directeur. Ensuite, ils ont catalysé l’acquisition d’un gros équipement, un cytomètre de flux (Figure 6), pour nos analyses multi-paramétriques. C’est un appareil crucial qui est utilisé tous les jours par les 18 équipes de recherche du CIML pour analyser et trier des cellules. Le cytomètre de flux est équipé de plusieurs lasers qui excitent les fluorochromes couplés à des anticorps monoclonaux, des  photomultiplicateurs captent la quantité de lumière émise et la relient au nombre de molécules présentes à la surface de la cellule.

Figure 6 : cytomètre de flux