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Journées Jeunes Chercheurs de la Fondation ARC

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La Fondation ARC pour la recherche sur le cancer organise les 20èmes Journées Jeunes Chercheurs (JJC) qui se dérouleront les mardi 6 et mercredi 7 décembre 2016 au centre New Cap de Paris.

Au cours de ces journées, la Fondation ARC récompensera les meilleures présentations de jeunes chercheurs en décernant les prix Hélène Starck des meilleures présentations scientifiques (communications orales et posters) et les prix Kerner de vulgarisation scientifique. Ces prix sont ouverts à tous jeunes chercheurs bénéficiant d'un financement de la Fondation ARC.

Les jeunes chercheurs soutenus par la Fondation ARC mais non éligibles aux Prix Jeunes Chercheurs ainsi que les jeunes chercheurs non subventionnés pourront néanmoins, s’ils le souhaitent, présenter leur travaux sous forme de poster et ainsi participer à cette expérience collective de partage des savoirs.

Clôture des inscriptions aux journées : 20 novembre 2016

Télécharger le livret des Journées

Télécharger le programme des JJC 2016

La Fondation ARC remboursera les frais de transport des jeunes chercheurs financés n'habitant pas la région parisienne, qu'il s'agisse de transport ferroviaire, aérien ou véhicule personnel.

Mardi 6 décembre

9h30 – 9h45 Accueil des participants
9h45 – 10h00

Ouverture des Journées par :

François Dupré, Directeur général de la Fondation ARC
Franck Dufour, Directeur scientifique de la Fondation ARC
Laurent Le Cam, Président du jury Hélène Starck

10h00 – 10h40 Conférence scientifique par le Dr Angelos Constantinou
Institut de Génétique Humaine - Montpellier
10h40 – 12h00 Communications orales de jeunes chercheurs
12h00 – 13h00 Session poster
13h00 – 14h00 Cocktail déjeunatoire
14h00 – 15h00 Session poster
15h00 – 18h00 Communications orales de jeunes chercheurs
18h00 – 18h30 Atelier autour des sciences participatives
18h30 Cocktail

Mercredi 7 décembre

9h30 – 10h30 Session poster
10h30 – 12h30 Exposition des travaux de vulgarisation aux donateurs
Exposition « Le cancer expliqué à tous »
12h30-14h30 Déjeuner de rencontre chercheurs/donateurs
14h30-16h00

Conférence grand public « 20 ans d’innovations en cancérologie - Quels espoirs pour demain ? »
Pr Thomas Tursz, oncologue et président du Comité d’orientation de la recherche de la Fondation ARC
Dr Charles Ferté, oncologue médical et chercheur à Gustave Roussy

16h00-17h00 Cérémonie de remise des prix
17h00 Cocktail de fin de congrès

Inscription JJC 2016

Un jeune chercheur peut concourir simultanément aux Prix Hélène Starck et Kerner s’il répond aux critères d’éligibilité.

Prix Hélène Starck – Communication orale

Ouvert à tous les candidats bénéficiant ou ayant bénéficié d’un financement Fondation ARC de doctorat ou de post-doctorat au cours de l’année 2016.

Catégorie

Communications orales

Doctorat 2 000 € + 500 € bourse de congrès
Post-doctorat 2 000 € + 500 € bourse de congrès
Prix du jury
(Doctorat et Post-doctorat)
2 000 € + 500 € bourse de congrès

Prix Hélène Starck – Poster

Ouvert à tous les candidats bénéficiant ou ayant bénéficié d’un financement Fondation ARC de Master 2, de doctorat ou de post-doctorat au cours de l’année 2016.

Catégorie

Posters

Master 2 1 000 € + 500 € bourse de congrès
Doctorat 1 000 € + 500 € bourse de congrès
Post-doctorat 1 000 € + 500 € bourse de congrès
Prix du jury
(Doctorat et Post-doctorat)
1 000 € + 500 € bourse de congrès

Prix Kerner de vulgarisation scientifique

Le prix Kerner est ouvert à tous les candidats bénéficiant ou ayant bénéficié d’un financement de la Fondation ARC de Master 2, de doctorat ou de post-doctorat au cours de l’année 2016.

Thématiques :

  • Immunothérapie ;
  • Résistances aux traitements ;
  • Microbiote ;
  • Prévention ;
  • Epigénétique.

Les 3 meilleurs candidats se verront décerner des prix de 1 200 €, 800 € et 400 €.

Inscription JJC 2016

Bienvenue

Créez un compte afin de participer aux Journées Jeunes Chercheurs de la Fondation ARC ou connectez-vous (formulaire ci-contre).

Vous pouvez également prétendre aux différents prix selon vos cursus.

Inscriptions

La Fondation ARC pour la recherche sur le cancer organise la 20ème édition des Journées Jeunes Chercheurs (JJC) qui se dérouleront les mardi 6 et mercredi 7 décembre 2016 au centre New Cap de Paris.

Consciente du rôle essentiel joué par les jeunes chercheurs au sein des laboratoires, la Fondation ARC a toujours soutenu les jeunes chercheurs en leur donnant les moyens de  mener à bien leur formation doctorale. Au fil des ans, elle est ainsi devenue le premier financeur caritatif des jeunes chercheurs en cancérologie.

Afin de renforcer ce soutien et pour mettre à l'honneur l'excellence des travaux réalisés, la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer invite, depuis 1996, les jeunes chercheurs qu’elle finance à un colloque annuel qui a un triple objectif :

  • les échanges scientifiques entre ces jeunes chercheurs ;
  • l’évaluation par les instances de la Fondation ARC de l’avancement de leurs travaux ;
  • la rencontre des jeunes chercheurs avec les donateurs, les administrateurs, les membres des instances scientifiques et les salariés de la Fondation ARC.

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jjcposter

Une des idées centrales de ce colloque, appelé Journées Jeunes Chercheurs, est d'entretenir un lien privilégié entre la Fondation ARC et les futurs acteurs de la recherche en France. C'est aussi l'occasion de décerner des Prix aux jeunes chercheurs pour la qualité de leurs travaux et leur capacité à les présenter.

Au fil des ans, cette manifestation scientifique est devenue un rendez-vous annuel très attendu auquel participent, chaque année, une centaine de jeunes chercheurs soutenus. Ces journées sont également l'occasion pour près de 100 donateurs de suivre les avancées de la recherche en cancérologie grâce à des temps d'échange avec les acteurs de la recherche d'aujourd'hui et de demain.

Ces journées sont ouvertes et gratuites à tous les jeunes chercheurs en cancérologie subventionnés ou non par la Fondation ARC. Bien qu'ils ne peuvent concourir aux différents prix scientifiques, ces jeunes chercheurs non subventionnés peuvent néanmoins présenter leur travaux sous forme de poster et ainsi participer à la transmission des savoirs.

Depuis 2012, Les Journées Jeunes Chercheurs de la Fondation ARC s'articulent en deux temps forts :

1ère journée : Présentations  des exposés oraux et des posters scientifiques


Cette journée est dédiée aux discussions scientifiques entre les jeunes chercheurs, leurs responsables scientifiques et le jury des Prix scientifiques composé de membres des instances scientifiques de la Fondation ARC. Les candidats aux Prix scientifiques sélectionnés illustrent leurs travaux soit sous forme d’un exposé oral soit sous forme de poster.

2ème journée: Echanges jeunes chercheurs - donateurs et remise des prix

La matinée est l’occasion pour les jeunes chercheurs de rencontrer les donateurs autour des articles de vulgarisation et des posters scientifiques.
La fin de matinée s’achève par une conférence vulgarisée tenue par un chercheur confirmé destinée à un large public. Après un déjeuner réunissant les jeunes chercheurs et les donateurs, le début de l'après-midi est consacré à prolonger les échanges.
La journée se clôture par la cérémonie de remise des Prix Jeunes Chercheurs de la Fondation ARC suivie d’un cocktail.

La Fondation ARC décerne 2 types de prix aux Jeunes Chercheurs qu’elle finance: les prix scientifique Hélène Starck et les prix Kerner de vulgarisation scientifique.  

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PRIX HÉLÈNE STARCK DES MEILLEURES PRÉSENTATIONS SCIENTIFIQUES

Créé en 1999, ce prix a vu le jour grâce à la générosité de monsieur Starck qui a souhaité encourager la formation des jeunes chercheurs en cancérologie tout en rendant hommage à sa femme, Hélène, qui s’est battue contre la maladie. Ce prix a pour vocation de récompenser les meilleurs jeunes chercheurs pour la qualité de leurs travaux et leur capacité à les présenter.

Le Jury de ces prix scientifiques est composé de membres des instances scientifiques de la Fondation ARC, d'un membre représentant le Conseil d'administration et d'au moins un ancien lauréat.

Les jeunes chercheurs peuvent soumettre leur candidature pour participer soit aux prix posters soit aux prix de communications orales. Les candidats souhaitant présenter leurs travaux sous forme de communication orale verront leur résumé évalué par les membres du jury scientifique selon l’originalité du projet, l’impact des travaux dans la recherche en cancérologie, la clarté et la qualité des résultats scientifiques. Suite à cette expertise, le jury sélectionnera les candidats admissibles pour effectuer une communication orale. Les jeunes chercheurs non sélectionnés participeront automatiquement aux prix posters.

Prix Hélène Starck - Poster

Catégorie Posters
Master 2 1 000 € + 500 € bourse voyage
Doctorant 1 000 € + 500 € bourse voyage
Post-doctorant 1 000 € + 500 € bourse voyage
Prix du jury
(Doctorant et Post-doctorant)
1 000 € + 500 € bourse voyage

Prix Hélène Starck - Communication orale

Catégorie Communications orales
Doctorant 2 000 € + 500 € bourse voyage
Post-doctorant 2 000 € + 500 € bourse voyage
Prix du jury
(Doctorant et Post-doctorant)
2 000 € + 500 € bourse voyage

PRIX DE VULGARISATION SCIENTIFIQUE 

Créé en 2002, ce prix a pour objectif de récompenser de jeunes chercheurs, bénéficiaires d'un financement de la Fondation ARC et de tout niveau de formation, ayant illustré leur capacité à vulgariser une thématique sous une forme au choix.

Un jury d'experts en communication évaluera les projets de vulgarisation et récompensera les 3 meilleurs candidats en décernant des prix de 1 200 €, 800 € et 400 €.

Inscriptions aux journées : jusqu’au 20 novembre 2016
Prix Hélène Starck : jusqu’au 30 septembre 2016
Prix Kerner : jusqu’au 31 octobre 2016

S'INSCRIRE

Lors des Journées Jeunes Chercheurs organisées par la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer les mardi 3 et mercredi 4 novembre 2015, 12 jeunes chercheurs, ont été récompensés pour leurs travaux en cancérologie. Premier partenaire caritatif des jeunes chercheurs en France, la Fondation ARC organisait ces journées d’échanges pour la 19ème année consécutive. Les jurys des prix Helène Starck et Kerner ont salué la qualité des travaux présentés.

Le Prix Hélène Starck

Créé en 1999, le prix Hélène Starck récompense les meilleures communications orales et posters de jeunes chercheurs. Cette année, devant la qualité des travaux saluée par le jury présidé par Naomi Taylor (Institut de génétique moléculaire de Montpellier et vice-présidente du Conseil Scientifique de la Fondation ARC) , la moisson a été particulièrement prolifique puisque ce sont 10 jeunes chercheurs, du master au post-doc qui ont été récompensés.

Compréhension des mécanismes à l’origine des cancers, identification de nouveaux biomarqueurs qui permettent de personnaliser les traitements, meilleure connaissance des populations à risque ou encore meilleure caractérisation des tumeurs, leurs travaux qui vont de la recherche fondamentale à la recherche translationnelle, voire clinique dessinent l’avenir de la prise en charge des cancers .

Le Prix Kerner

En sus du prix Hélène Starck, parce qu’il est important de pouvoir faire comprendre au plus grand nombre l’intérêt de la recherche, le prix Kerner a récompensé les meilleurs articles de vulgarisation scientifique rédigés par de jeunes chercheurs afin d’expliquer leurs travaux.

PRIX ALEXANDRE JOËL - CATÉGORIE MASTER 2

Le prix Alexandre Joël catégorie Master 2, d'un montant de 1000€, récompense un jeune médecin ou pharmacien pour les travaux qu'il a réalisés pendant une année de Master 2 recherche. 

Sophie BROUSSY

Sophie BROUSSY - Institut Bergonié de Bordeaux et Inserm U897, Axe cancer(responsable scientifique : Simone Mathoulin Pelissier)

Ses travaux portent sur l'impact de facteurs socio-économiques et de facteurs cliniques sur la qualité de la prise en charge thérapeutique de femmes atteintes d'un cancer du sein. Sophie Broussy est interne en médecine, spécialisée en santé publique et médecine sociale. Au cours de cette étude, aucune association n'a pu être mise en évidence entre la qualité de la prise en charge et certains facteurs socio-économiques (tels que le niveau d'instruction des patientes ou certains indicateurs de défavorisation). En revanche, l'âge des patientes ou certains facteurs cliniques (tels que des stades avancés du cancer du sein) ont été identifiés comme ayant un impact sur la prise en charge thérapeutique des patientes. L'étude se poursuit pour connaître le devenir des patientes. → Voir son poster

PRIX ALEXANDRE JOËL - CATÉGORIE THÈSE

Créé en 1996, le Prix Alexandre Joël s'adresse aux jeunes chercheurs financés par la Fondation pendant leur 3ème ou 4ème années de thèse. Il est décerné à un jeune chercheur ayant présenté un exposé oral et deux jeunes chercheurs qui ont présenté un poster scientifique. Chacun des trois lauréats a été récompensé d’un montant de 3 500€.

Raphael CECCALDI

Pour son exposé oral - Raphaël CECCALDI - Hôpital Saint Louis à Paris(responsable scientifique : Jean soulier)

Après un internat de pharmacie, Raphaël vient de terminer une thèse qui portait sur les désordres génétiques induisant la maladie de Fanconi (FA) et prédisposant les personnes atteintes de cette maladie à des myélodysplasies et des leucémies myéloïdes aigues. Les cellules des patients FA sont sujettes à des cassures chromosomiques, à des arrêts massifs en G2 et à un excès de mort cellulaire. Les travaux de Raphaël ont mis en évidence que ces cellules mettent en place un mécanisme de protection contre la mort cellulaire par le biais d’une atténuation des points de contrôle du cycle cellulaire. Cependant, ce mécanisme de protection prédispose aussi les patients à l'apparition de cancers. Cette découverte ouvre des voies qui permettront de prévenir les cancers chez les patients atteints de la maladie de Fanconi.   → Voir son diaporama

Aurele PIAZZA

Pour son poster scientifique - Aurèle PIAZZA - Institut Curie à Paris (responsable scientifique : Alain Nicolas)

Durant sa thèse, Aurèle a étudié les G-quadruplexes, des structures à 4 brins formées spontanément par certains acides nucléiques riches en guanines dans des conditions physiologiques in vitro. Il a tout d’abord démontré que ces structures se formaient aussi in vivo. En utilisant comme organisme modèle S. cerevisiae, il a aussi montré que ces G-quadruplexes doivent être déroulées lors de la duplication de l'ADN pour éviter des perturbations au niveau des chromosomes. Le système expérimental qu'il a développé devrait également permettre de sélectionner des petites molécules capables de cibler spécifiquement ces structures particulières de l'ADN. En développement à l'Institut Curie, ces petites molécules pourraient constituer des nouveaux agents de chimiothérapie.

Caroline STEFANI

Pour son poster scientifique - Caroline STEFANI - Centre Méditerranéen de Médecine Moléculaire à Nice (responsable scientifique : Emmanuel Lemichez )

Caroline effectue sa thèse dans un laboratoire dont la thématique de recherche porte sur les effets des toxines bactériennes dans le corps. Un des effets de ces toxines est de rendre les vaisseaux sanguins perméables en altérant le cytosquelette des cellules endothéliales. Ces toxines modifient le cytosquelette en ciblant les voies des MAPK, des GTPases de la famille Rho ou du cyclic-AMP. Ces mêmes voies sont souvent altérées lors du développement des cancers notamment lors de la propagation de la tumeur dans le corps. Ce travail original ouvre des perspectives pour la prévention des métastases.

 

PRIX HÉLÈNE STARCK- CATÉGORIE POST-DOCTORAT

Depuis 1999, le prix Hélène Starck récompense les travaux de 3 jeunes chercheurs financés par la Fondation ARC pendant leur post-doctorat. En 2012, un des prix a été décerné à un jeune chercheur ayant présenté un exposé oral et deux prix à des jeunes chercheurs qui ont présenté un poster scientifique. Chaque lauréat a reçu 5000€.

Emilie NARNI MANCINELLI

Pour son exposé oral - Emilie NARNI-MANCINELLI - Centre d'Immunologie de Marseille Luminy (responsable scientifique : Eric Vivier)

Emilie a été financée, à l'issue de sa thèse, pour un post-doctorat de 3 ans. Son projet porte sur la régulation de la réactivité des cellules Natural Killers (NK). Ces cellules sont capables d’éliminer les cellules de l'organisme ayant subi un stress tumoral ou infectieux. Grâce à la production de souris mutantes présentant des défauts d’activation des cellules NK, ses travaux ont permis d'identifier une mutation dans le gène codant pour le récepteur NKp46 qui a pour effet de rendre les cellules Natural Killers plus agressives contre les cellules cancéreuses. En effet, le niveau d’expression de NKp46 permet de calibrer le seuil de réactivité des cellules NK. Ces résultats ouvrent la voie pour la conception de nouveaux traitements anti-tumoraux notamment chez les patients présentant des déficiences en lymphocytes T, tels que ceux qui subissent une greffe de moelle ou une chimiothérapie anticancéreuse. → voir son diaporama

Nicolas PHILIPPE

Pour son poster scientifique - Nicolas PHILIPPE - Institut de Recheche en Biothérapie à Montpellier (responsable scientifique : Thérèse Commes)

L’objectif du projet de post-doctorat de Nicolas est de développer des approches de bioinformatique capable d’identifier des ARNs chimères à partir de données de séquençage à haut débit. Il conçoit ces méthodes en utilisant des transcrits de cellules leucémiques. L’identification, la caractérisation et la classification des ces ARNs devrait permettre de détecter des biomarqueurs qui contribueront à améliorer le pronostic et le diagnostic des patients atteints de leucémie myéloïde. L’une des perspectives de ce travail est de constituer une chimèrothèque qui permettra d’étendre cette approche de médecine personnalisée à d'autres formes de cancer.
→ Voir son poster

Olivier ROSSIER

Pour son poster scientifique - Olivier ROSSIER - Institut Interdisciplinaire de Neurosciences de Bordeaux (responsable scientifique : Grégory Giannone)

Physico-chimiste de formation, Olivier a utilisé des techniques d'imagerie pour visualiser à l'échelle nanométrique le comportement dynamiques des intégrines, protéines essentielles responsables des interactions physiques des cellules avec leur milieu environnant. L'objectif était de comprendre comment la rigidité des tumeurs et les interactions mécaniques avec l’environnement influent sur le comportement des cellules cancéreuses. Comprendre ces mécanismes moléculaires pourra possiblement résulter en une nouvelle classe de médicaments anti-cancéreux dont le but sera d'empêcher la transmission des signaux mécaniques propices au développement des tumeurs. 
→ Voir l'interview d'Olivier Rossier

PRIX KERNER DE VULGARISATION SCIENTIFIQUE

Créé en 2002 le Prix Kerner est un prix de vulgarisation scientifique. Trois jeunes chercheurs sont récompensés pour la présentation de leur projet de recherche sous forme d'un article de presse grand public. Les prix sont de 1 000 € pour le 1er prix, 800 € pour le 2ème et 600 € pour le 3ème.

Julie DUFOUR

1er Prix ex-aequo - Julie DUFOUR - Université Blaise Pascal à Clermont-Ferrand - « Privée de cholestérol, la tumeur de la prostate fera moins la maligne»  (responsable scientifique : Silvère Baron)  

Son article de vulgarisation porte sur le lien entre le cholestérol et le cancer de la prostate. Les travaux de Julie montrent qu'une quantité de cholestérol trop importante dans l'organisme contribuerait au développement de tumeurs de la prostate. Cet excès de cholestérol participerait aussi à l'apparition de métastases. Ses travaux soulèvent la nécessité de mener des recherches sur l'état des régulateurs du cholestérol chez les patients et ouvrent la voie à de nouvelles stratégies anti-cancéreuses. → Lire son article 

 

Clemence RICHETTA

1er Prix ex-aequo - Clémence RICHETTA - Inserm U851 - Immunité, Infection et vaccination (I2V) à Lyon - « Pour comprendre le Yin et le Yang de l'authophagie : Identification des protéines régulatrices de l'autophagie » (responsable scientifique : Mathias Faure)

Son article de vulgarisation traite de l'autophagie, un processus par lequel les cellules recyclent leurs constituants. L'autophagie permet également aux cellules saines de détruire leurs composants abîmés, participant ainsi à leur protection contre la transformation en cellules cancéreuses. Mais lorsqu'il est dérégulé, ce mécanisme peut au contraire contribuer à la survie et la prolifération des cellules cancéreuses par l'énergie qu'il leur apporte. Ainsi l'autophagie peut jouer un double jeu dans les cancers. Les résultats de ses travaux pourraient à long terme contribuer à l'élaboration de nouvelles stratégies anticancéreuses ciblées sur ce mécanisme. → Lire son article

Coralie POULARD

3ème Prix - Coralie POULARD – Centre Léon Berard, Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon - « Des points rouges qui font la différence » (responsable scientifique : Muriel Le Romancer)

Son article de vulgarisation concerne les récepteurs aux œstrogènes, dont la détection est déterminante pour le choix du traitement des cancers du sein par hormonothérapie. Avec son équipe, Coralie a mis au point une technique pour visualiser dans les cellules, le regroupement de protéines suite à la fixation des œstrogènes sur leur récepteur, qui provoque la prolifération des cellules cancéreuses. A terme, cette technique devrait permettre d'orienter les patientes potentiellement résistantes à l'hormonothérapie vers des traitements plus efficaces.→ Lire son article

 

Crédit photos: J-M. Deguine

PRIX ALEXANDRE JOËL - CATÉGORIE MASTER 2

Sophie BROUSSY - INSTITUT BERGONIE

Facteurs socio-économiques et qualité de la prise en charge thérapeutique après un diagnostic de cancer du sein 

BROUSSY_POSTER_JJC_2012.PDF

PRIX ALEXANDRE JOËL - CATÉGORIE THÈSE

Raphael CECCALDI - HÔPITAL SAINT-LOUIS

Analyse des événements génétiques et cellulaires associés à l’oncogénèse des leucémies aiguës dans un syndrome d’instabilité génétique constitutionnel, la maladie de Fanconi

CECCALDI_DIAPORAMA_JJC_2012.PDF

Emmanuel DORNIER - HOPITAL PAUL BROUSSE

Régulation du trafic et de l’activité de la métalloprotéase ADAM10 par les Tétraspanines à 8 cystéines 

DORNIER_POSTER_JJC_2012.JPG

Cindy GALLERNE - FACULTE DE PHARMACIE DE L'UNIVERSITE PARIS XI

Rôle des isoformes des membres du pore de transition de perméabilité (PTP) mitochondrial dans la communication apoptotique entre le réticulum endoplasmique (RE) et la mitochondrie en réponse au stress RE dans des lignées cancéreuses humaines

GALLERNE_POSTER_JJC_2012.PDF

Lucie LAPLANE - UNIVERSITE PARIS OUEST 
Émergence du concept de "cancer stem cell"

LAPLANE_DIAPORAMA_JJC_2012.PDF

PRIX HÉLÈNE STARCK - CATÉGORIE POST-DOCTORAT

Inga GRIN - INSTITUT GUSTAVE ROUSSY

Etude de la participation d'une voie alternative de réparation de l'ADN dans les processus de déméthylation de l'ADN chez l’homme: interconnexions entre les mécanismes de régulation épigénétique, de réparation de l'ADN et de cancérogenèse 

GRIN_POSTER_JJC_2012.PDF

Marianne  LABUSSIERE - INSTITUT DU CERVEAU ET DE LA MOELLE EPINIERE

Isocitrate deshydrogénase et mutation Arg132His : impact pronostique et sur la réponse à la radio- et chimiothérapie 

LABUSSIERE_DIAPORAMA_JJC_2012.PDF

Emilie NARNI-MANCINELLI - CENTRE D'IMMUNOLOGIE DE MARSEILLE LUMINY 

L’éducation des cellules Natural Killers par le récepteur activateur NKp46 calibre leur réactivité fonctionnelle anti-tumorale et anti-virale. 

NARNI-MANCINELLI_POSTER_JJC_2012.PDF

Nicolas PHILIPPE - CENTRE DE RECHERCHE EN BIOCHIMIE MACROMOLECULAIRE 

Nouveaux algorithmes d'identification de transcrits chimères dans les données de RNA-Sequencing pour l'amélioration du diagnostic en cancérologie

PHILIPPE_POSTER_JJC_2012.PDF

ABOU SERHAL DAOU Pascale - Centre de Recherche en Cancerologie de Marseille

Comment dérouter une cellule cancéreuse

ABOU_SERHAL_DAOU-KERNER2012.PDF

AGUERA GONZALEZ Sonia - Institut Pasteur

Les gardiens de notre organisme

AGUERA-GONZALEZ-KERNER2012.PDF

BARTOLETTI Mathieu - Centre de Génétique Moléculaire

A la découverte d’une famille de facteurs impliqués dans le contrôle de la prolifération des cellules 

BARTOLETTI-KERNER2012.PDF

BENSIMON Julie - Commissariat à l'Energie Atomique

Cellules souches cancéreuses et instabilité génétique : un dangereux duo à l'origine des rechutes de cancer du sein?

BENSIMON-KERNER2012.PDF

BERTHON Annabel - Clermont Université

Quand la surrénale s'affole...De la compréhension au traitement d'un hyperaldostéronisme primaire

BERTHON-KERNER2012.PDF

BOSSON Anouk - Institut des Neurosciences

A la recherche d’une enzyme pour ralentir le cancer…

BOSSON-KERNER2012.PDF

BRUCHARD Mélanie - INSERM

Immunosuppression: les coupables démasqués et éliminés, vous pourrez enfin guérir.

BRUCHARD-KERNER2012.PDF

CARVALHO Kevin - Institut Curie

Reconstruire une cellule pour mieux la comprendre

CARVALHO-KERNER2012.PDF

CHALIGNE Ronan - Institut Curie

Les épimutations : une nouvelle cible dans le traitement du cancer ?

CHALIGNE-KERNER2012.PDF

CHAPELLIER Marion - Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon

BMPs, le Ying et le Yang des cellules souches

CHAPELLIER-KERNER2012.PDF

DAVID Alexandre - Institut de Génomique Fonctionnelle

ʻʻ Produco Ergo Sum ʼʼ Une nouvelle approche pour isoler les cellules initiatrices de tumeur

DAVID-KERNER2012.PDF

DE FORGES Hélène - Institut Curie

Intersections dans les cellules

DE_FORGES-KERNER2012.PDF

DUFOUR Julie - Clermont Université

Privée de cholestérol, la tumeur de la prostate fera moins la maligne

DUFOUR-KERNER2012.PDF

EL IDRISSI LALLA MANALE - Faculté de médecine Lyon Sud

Hépatite B et Cancer du foie... Le virus prend la main sur les télomères!

ELIDRISSI-KERNER2012.PDF

EXERTIER Prisca - Université de Bordeaux

Eg5, une double cible thérapeutique dans le traitement du cancer du rein

EXERTIER_KERNER2012.PDF

FATTET Laurent - Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon

Cancer du sein : combattre les métastases sans transition

FATTET-KERNER2012.PDF

GALLERNE Cindy - Faculté de Pharmacie - Université Paris 11

PU-H71: molécule porteuse d’espoirs. Vers une chimiothérapie plus efficace et moins toxique

GALLERNE-KERNER2012.PDF

GEORGESS Dan - Ecole Normale Supérieure de Lyon

Une autre perspective sur les cancers

GEORGESS-KERNER2012.PDF

GOC Jérémy - Centre de Recherche des Cordeliers

Le système immunitaire : en première ligne pour combattre la tumeur

GOC_KERNER2012.PDF

ILBOUDO Adeodat - Institut de Recherche en Santé, Environnement et Travail

Recherche d'un nouveau moyen de lutte contre le Virus de l'Hépatite C

ILBOUDO-_KERNER_2012.PDF

LABUSSIERE Marianne - Institut du Cerveau et de la Moelle épinière

La mutation IDH1 dans les gliomes : une mutation porteuse d’espoir

LABUSSIERE-KERNER2012.PDF

MACHICOANE Mickael - Institut Pasteur

Un souci commun aux parents et aux cellules : L’orientation de ses enfants

MACHICOANE-KERNER2012.PDF

MARMIGNON Antoine - CNRS / Université Paris sud XI

Petits réarrangements entre amis

MARMIGNONANTOINE-KERNER2012.PDF

MARNEF Aline - Université Paul Sabatier

Les ARN non-codants pointent le bout du nez dans la cancérogenèse

MARNEF-KRENER2012.PDF

MOLLA HERMAN ANAHI - Institut Curie

Comment l’intégrité du génome est-elle protégée de génération en génération?

MOLLA-HERMAN-KERNER2012.PDF

POULARD Coralie - Centre Léon Bérard

Des points rouges qui font la différence

POULARD_KERNER2012.PDF

RICHETTA Clémence - Centre Européen de Recherche en Virologie et en Immunologie

Pour comprendre le Yin et le Yang de l'autophagie: Identification des protéines régulatrices de l'autophagie

RICHETTA-KERNER2012.PDF

RUIZ Emmanuelle - Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon

« Le lion et le rat » : Nouvel espoir  thérapeutique contre le cancer

RUIZ-KERNER2012.PDF

STEFANI Caroline - Centre Méditerranéen de Médecine Moléculaire

Mieux comprendre les bactéries pour soigner le cancer: une idée à creuser

STEFANI-KERNER2012.PDF

Les 16èmes Journées Jeunes Chercheurs de la Fondation ARC ont rassemblé 120 jeunes chercheurs et ont été une opportunité pour 52 d’entre eux de présenter les résultats de leurs travaux soit par le biais d’un exposé oral soit sous forme d’un poster.
→ Consulter le livret des résumés
 
→ Voir les communications présentées

La deuxième journée a aussi été l’occasion pour les jeunes chercheurs de rencontrer et discuter avec une cinquantaine de donateurs franciliens venus s’informer sur les avancées de la lutte contre le cancer et sur le monde de la recherche académique. Pour faciliter la compréhension de leurs travaux aux donateurs, 29 jeunes chercheurs se sont prêtés à l’exercice de présenter leur projet sous forme d’un article de presse grand public.

Ce colloque s’est clôturé par la remise des Prix Jeunes Chercheurs de la Fondation ARC qui ont récompensé 7 d'entre eux pour la qualité de leurs travaux scientifiques et la qualité de leur présentation, et 3 autres pour leur capacité à rendre leurs recherches accessibles aux grands publics (→ Liste des lauréats). Ces prix ont été attribués par un jury scientifique composé des membres des instances scientifiques de la Fondation ARC et de deux précédents lauréats de ces prix, et par un jury de journalistes de la presse écrite pour le prix de vulgarisation (→ Composition des jurys).

Ces journées ont été, cette année encore, un moment convivial d’échanges  enrichissants pour les jeunes chercheurs, leurs responsables scientifiques et les donateurs.  

PRIX HÉLÈNE STARCK

Le Prix Hélène Stark de la meilleure présentation scientifique a récompensé les meilleurs exposés oraux et présentations de "posters".

PRIX HÉLÈNE STARCK - CATÉGORIE MASTER 2

Aurélie PETIT, 27 ans, de l’Institut Bergonié à Bordeaux, lauréate du Prix Hélène Stark

Aurélie PETIT est interne en médecine, en santé publique et médecine sociale. Elle vient de terminer son master 2 d’épidémiologie à l’Université de Bordeaux 2.

 Un projet de recherche pour détecter les patients âgés fragiles atteints d’un cancer

Aurélie PETIT a reçu le Prix Hélène Stark (Catégorie Master 2) d’un montant de 1 000 euros pour ses travaux sur un test de dépistage gériatrique en oncologie. En effet, le risque de toxicité des traitements anticancéreux augmente avec l’âge du patient. Afin de proposer le traitement le plus adapté au patient, il est nécessaire d’évaluer son état général, notamment à l’aide d’un questionnaire rapide de dépistage gériatrique. Aurélie PETIT a travaillé à l’amélioration de ce questionnaire en élaborant des questions supplémentaires dans le but de mieux évaluer le niveau de fragilité du patient. Ce questionnaire modifié a été validé à la suite d’une étude sur 1 435 patients en France. Toujours réalisable en moins de 10 minutes, il est rapide, facile d’utilisation et prometteur pour l’amélioration de la prise en charge des patients âgés en cancérologie.

PRIX HÉLÈNE STARCK - CATÉGORIE THÈSE

Mélanie BRUCHARD, 26 ans, de la Faculté de Médecine à Dijon

après une licence en biochimie et un master 2 recherche avec une option cancérologie, Mélanie BRUCHARD a achevé sa thèse au sein du laboratoire du Dr François Ghiringhelli à Dijon.

Le projet de recherche de Mélanie

Mélanie BRUCHARD, soutenue par la Fondation ARC pour sa 4ème année de thèse, a reçu le Prix Hélène Stark dans la catégorie Thèse, d’un montant de 3 500 euros, pour la présentation orale de ses travaux. Au Centre Georges François Leclerc à Dijon, elle s’intéresse à l’impact complexe d’une molécule de chimiothérapie, le 5-fluorouracile (5FU), sur le système immunitaire des patients. Elle a montré que certaines cellules immunitaires produisent en réponse à la chimiothérapie une protéine appelé IL1β qui favorise la croissance tumorale. Cet effet indirect du 5FU explique les résistances qui apparaissent chez certains patients. En bloquant l’action de cette protéine, les chercheurs espèrent pouvoir rétablir l’efficacité de la chimiothérapie. Un essai clinique de phase II doit d’ailleurs être lancé à la suite de ses travaux.

Nicolas TAVERNIER, 29 ans, de l’Institut Jacques Monod à Paris

Après un BTS de biochimie effectué en Haute-Savoie, Nicolas TAVERNIER a poursuivi ses études à Paris, obtenant une licence en sciences de la vie et un master en biologie moléculaire et cellulaire. Il a ensuite complété sa formation en décrochant son doctorat à l’Institut Jacques Monod à Paris.

Les travaux de recherche de Nicolas

Pour ses travaux de thèse, Nicolas TAVERNIER a reçu le Prix Hélène Stark catégorie Thèse d’un montant de 3 500 euros pour la présentation de son poster. A l’Institut Jacques Monod, il travaille sur le contrôle de la division des cellules dans un tissu. En observant et en manipulant chez un vers appelé C. elegans le cycle de la division cellulaire, Nicolas

TAVERNIER et son équipe ont découvert le rôle critique d’une protéine dans ce phénomène. Cette protéine, également présente chez l’Homme, est retrouvée en quantité anormale dans de nombreux cancers. Ses travaux pourront donc mener à de nouvelles recherches en cancérologie afin de déterminer comment agir sur cette protéine pour combattre une tumeur cancéreuse.

Emilie MONTELLIER, 27 ans, de l’Institut Albert Bonniot à Grenoble

Emilie MONTELLIER a obtenu sa licence et son master en biologie cellulaire avec mention à l’Université Joseph Fourier de Grenoble. Elle travaille depuis 2009 à l’Institut Albert Bonniot sous la direction de Saadi Khochbin, directeur de recherche au CNRS.

Ses travaux de recherche

Pour ses travaux de thèse à l’Institut Albert Bonniot à Grenoble, Emilie MONTELLIER a reçu le Prix Hélène Stark d’un montant de 3 500 euros pour son Poster Activation ectopique du programme d’expression des gènes spécifique des cellules germinales mâles dans le cancer du poumon. Elle travaille sur les similarités entre la spermatogenèse (production de spermatozoïdes) et la cancérogenèse. En effet, certains gènes intervenant dans le processus de formation des spermatozoïdes sont également exprimés, mais de façon anormale dans les cellules cancéreuses du poumon, ce qui participe à l’agressivité tumorale. Ses travaux visent à mieux comprendre les modifications subies par l’ADN dans la cellule cancéreuse et l’activation anormale des gènes qui en découle.

Paulina MARZEC, 28 ans, de l’Institut de génétique humaine à Montpellier

Lors de ses études à l’université Jagellonne de Cracovie en Pologne, Paulina MARZEC a obtenu son Master of Science en biologie avec mention. Après plusieurs mois à l’Institut de génétique moléculaire à Montpellier, elle intègre ensuite l’Institut de génétique humaine pour y effectuer sa thèse.

Son projet de recherche

Au cours de sa thèse à l’Institut de génétique humaine à Montpellier, Paulina MARZEC a étudié les sarcomes, des tumeurs rares, et mis en évidence un mécanisme original de contrôle de l’ADN dans ces tumeurs. Elle a montré que dans ces cellules cancéreuses, les chromosomes (localisés dans le noyau) interagissent via leurs extrémités avec l’enveloppe du noyau cellulaire. Ce phénomène anormal est associé à une plus forte instabilité de l’ADN, et participe à la progression des tumeurs. De nouvelles thérapies pourraient cibler ce mécanisme dans les sarcomes pour lutter contre la maladie.

PRIX HÉLÈNE STARCK - CATÉGORIE POST-DOCTORAT

Roman Gorelik, 35 ans : de l’Ukraine à la France, un parcours international

Originaire de Kiev en Ukraine, Roman GORELIK a étudié aux Etats-Unis, à l’Université de Floride puis à l’Université de Pennsylvanie jusqu’en 2011. Chercheur en hématologie et oncologie à la faculté de médecine de l’Université de Pennsylvanie, il a ensuite été chargé de travaux dirigés pendant sa thèse. Il a présenté ses travaux lors de plusieurs congrès scientifiques aux Etats-Unis (Philadelphie, San Diego, Boston) et a publié plusieurs articles dans différentes revues scientifiques. Roman GORELIK a décidé de rejoindre l’équipe d’Alexis Gautreau à Gif-sur-Yvette pour son post-doctorat pour travailler sur la protéine arpine. Ses travaux ont récemment fait l’objet d’un article dans la prestigieuse revue scientifique Nature.

Des recherches pour identifier une protéine qui favorise les métastases

Post-doctorant au Laboratoire d’enzymologie et biochimie structurales, Roman Gorelik a reçu le Prix Hélène Stark dans la catégorie Post-doctorant, d’un montant de 5 000 euros pour sa communication orale. Ses travaux portent sur les mécanismes moléculaires à la base de la migration cellulaire, impliquée notamment dans la dissémination des cellules cancéreuses dans l’organisme. Il a identifié une protéine, l’arpine, qui joue un rôle dans les déplacements de la cellule. Cette protéine, présente en plus faible quantité chez certains patients atteints de cancers, pourrait favoriser l’apparition de métastases.

La protéine arpine serait donc un marqueur prometteur pour prédire l’évolution des tumeurs, ainsi qu’une cible pour de futurs traitements contre les métastases.

 

Elodie LANET, 31 ans, de l’Institut de biologie du développement à Marseille

Elodie a étudié à la Faculté des Sciences de Luminy à Marseille où elle a obtenu son master et soutenu sa thèse avec mention très honorable. Docteur en biologie moléculaire, elle enseigne à l’Université de la Méditerranée et est chercheur à l’Institut de biologie du développement à Marseille. Elle a présenté ses travaux à différentes occasions lors de congrès scientifiques en France mais également à Pékin, en Chine. Elle a publié plusieurs articles dans diverses revues scientifiques. 

Le projet de recherche d’Elodie

Soutenue par la Fondation ARC pour son premier post-doctorat, Elodie LANET a reçu le Prix Hélène Stark (catégorie post-doctorat) d’un montant de 5 000 euros pour sa communication orale. Travaillant sur les tumeurs du système nerveux, elle s’est intéressée à un type particulier de cellules cancéreuses appelées cellules souches cancéreuses. Celles-ci contribuent à la propagation de la maladie en donnant naissance à de nouvelles cellules cancéreuses. En étudiant ces cellules souches cancéreuses, elle a constaté que la surexpression d’une protéine favorise à elle seule la surprolifération des cellules cancéreuses. Cette protéine joue donc un rôle central dans le processus de cancérisation et constitue une cible thérapeutique intéressante. 

 
Johanna CHICHE, 31 ans, du Centre méditerranéen de médecine moléculaire à Nice

Ingénieur chimiste de formation, Johanna CHICHE a poursuivi ses études avec un master 2 en biologie et immunité cellulaire, puis a effectué sa thèse en biologie du cancer au Centre Antoine Lacassagne à Nice. Ses travaux ont été publiés à plusieurs reprises dans diverses revues scientifiques. Elle a également présenté ses recherches avec des posters ou communications orales à différents congrès en France, mais également en Italie et aux Etats-Unis. 

Le projet de recherche de Johanna

En première année de post-doctorat au Centre méditerranéen de médecine moléculaire à Nice, Johanna CHICHE a reçu le Prix Hélène Stark (Catégorie Post-doctorat) d’un montant de 5 000 euros pour son poster sur ses travaux. Elle travaille sur un marqueur de mauvais pronostic pour certains cancers, la GAPDH. Ses travaux ont expliqué le mécanisme moléculaire par lequel la présence de cette protéine favorise la progression tumorale dans les lymphomes B non hodgkiniens. Elle a notamment montré le rôle essentiel de la formation de nouveaux vaisseaux sanguins à proximité des tumeurs.

 PRIX KERNER

Créé en 2002, le Prix Kerner est un prix de vulgarisation scientifique. Trois jeunes chercheurs sont récompensés sur leur projet de recherche qu'ils doivent présenter sous forme d'un article de presse grand public. Les prix sont de 1 000 € pour le 1er prix, 800 € pour le 2ème et 600 € pour le 3ème.

Le Prix Kerner 2013 du meilleur article de vulgarisation est décerné par un jury composé de journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, présidé par Brigitte Castelnau de l'Agence France-Presse (AFP). Il a récompensé trois lauréats.

 Diane KOTTLER, 28 ans, de l’Hôpital Cochin à Paris : lauréate du 1er Prix Kerner

 Après l’obtention d’un diplôme universitaire de dermatologie infectieuse et tropicale, Diane KOTTLER est médecin interne à l’Hôpital Cochin à Paris. Elle a été soutenue par la Fondation ARC pour son master 2 d’Etude comparative des méthodes cytologiques et virologiques pour la détection des lésions précancéreuses du canal anal. Elle mène actuellement des recherches sur le cancer du canal anal au laboratoire de virologie de l’Hôpital Cochin. Diane KOTTLER a présenté ses travaux dans plusieurs colloques et travaille actuellement à une présentation pour la réunion de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) 2013.

 Les travaux de recherche de Diane KOTTLER : la dermatologie appliquée au cancer anal

 Diane KOTTLER a reçu le premier Prix Kerner d’un montant de 1 000 euros pour son article Cancer du canal anal, un nouveau pas vers le dépistage. Ses travaux portent sur le cancer de l’anus, induit par la même famille de virus que le cancer du col de l’utérus : les papillomavirus humains (HPV), qui insèrent leur ADN dans celui des cellules infectées. L’objectif de cette étude est d’expérimenter les techniques de dépistage utilisées pour le cancer du col de l’utérus (le frottis cervico-vaginal) sur les patients à risque de cancer de l’anus. A partir du frottis anal, trois méthodes pourront être utilisées : un simple examen des cellules recueillies pour détecter des cellules cancéreuses, un frottis anal avec coloration de deux protéines révélatrices d'un dérèglement de la cellule ou la recherche d'HPV. A long terme, un vaccin préventif "anti-HPV" pourrait être proposé aux sujets à risque de cancer du canal anal.

 

Sylvain TOLLIS, 35 ans, Université Bordeaux 2, lauréat du 2nd Prix Kerner

Après un doctorat de physique obtenu en 2005 avec la mention "Très Honorable", Sylvain TOLLIS a été chercheur post-doctorant dans plusieurs laboratoires à l’étranger, à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse), l’Imperial College de Londres (Royaume-Uni). Il a enseigné à l’IUT Génie industriel et maintenance à Clermont-Ferrand, à l’Ecole supérieure des technologies électronique, informatique et infographie ou encore à l’Université de Bordeaux 1 et a donné plusieurs séminaires en France, en Angleterre et en Irlande. Il est l’auteur d’une douzaine de publications scientifiques.

 Des travaux de recherche sur la dérégulation de la division cellulaire 

Post-doctorant au Laboratoire dynamique de la croissance et de la division cellulaire à l’Université de Bordeaux 2, Sylvain TOLLIS a été soutenu par la Fondation ARC. Il a reçu le second Prix Kerner pour son article Tous les chemins mènent au Pôle - la perception de l’espace par les cellules.

Ses travaux portent sur la division des cellules. Lorsqu’une cellule se divise, elle réplique tous les composants qui la constituent pour pouvoir donner naissance à deux cellules filles identiques. Une « boussole » dispose alors ces composants à l’intérieur de la cellule mère afin que les deux copies qui résulteront de la division héritent des mêmes composants, notamment du même patrimoine génétique. Lorsque cette boussole fonctionne mal, les composants sont mal répartis entre les deux cellules filles : copies non conformes de la cellule mère, ces dernières sont alors potentiellement cancéreuses.

Les travaux de Sylvain TOLLIS visent à mieux comprendre les mécanismes moléculaires qui régissent cette boussole de la division cellulaire dans l’espoir de trouver de nouvelles thérapies contre le cancer.

 
Chloé GUEDJ, 26 ans, de L’Institut Cochin à Paris : lauréate du 3ème Prix Kerner

Titulaire d’une licence de sciences du vivant et un master recherche en immunologie, Chloé GUEDJ a effectué son doctorat en immunologie à l’Institut Cochin à Paris. Chargée de travaux dirigés en licence, Chloé GUEDJ encadre également des lycéens et collégiens dans le cadre des « apprentis chercheurs » au sein de l’association « L’arbre des connaissances ». Premier prix du Grand Prix de l’Institut Cochin en février 2013, elle a présenté ses travaux à Paris, Bordeaux ainsi qu’en Grèce. 

Le projet de recherche de Chloé GUEDJ : l’activation des cellules immunitaires contre les tumeurs

 Chloé a été récompensée pour son article de vulgarisation portant sur le dialogue qu’entretiennent les cellules du système immunitaire entre elles lorsqu’elles détectent un danger pour l’organisme. Ses travaux ont pour but de mieux comprendre le processus d’activation des cellules immunitaires. Les chercheurs pourraient alors expliquer pourquoi les cellules immunitaires mal activées ne sont pas capables d’éliminer les tumeurs. Les résultats de ses recherches permettront de développer des thérapies ciblées afin d’éviter les traitements à large spectre qui engendrent de nombreux effets secondaires.

Les 17èmes Journées Jeunes Chercheurs se sont tenues les Mercredi 23 et Jeudi 24 octobre 2013 à la Maison Internationale de la Cité Internationale Universitaire de Paris.

Comme chaque année, La Fondation ARC a rassemblé donateurs et jeunes chercheurs en cancérologie, contribuant au partage des savoirs et à l’échange avec le grand public. Cette édition aura été marquée par la visite de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Mme Geneviève Fioraso, qui est venue féliciter les jeunes chercheurs pour leurs travaux et les encourager dans la poursuite de leurs recherches en France.

Cette année, 11 prix auront été remis aux jeunes chercheurs pour un montant total de 30 000€.

La Fondation ARC félicite tous les jeunes chercheurs présents pour leurs travaux et remercie tous ses donateurs pour leur participation.

Cette édition a rassemblé 160 jeunes chercheurs et ont été une opportunité pour 84 d’entre eux de présenter les résultats de leurs travaux soit par le biais d’un exposé oral soit sous forme d’un poster.

⇒ Consulter le livret des résumés

La deuxième journée a été l’occasion pour les jeunes chercheurs de rencontrer et discuter avec une cinquantaine de donateurs franciliens venus s’informer sur les avancées de la lutte contre le cancer et sur le monde de la recherche académique. Pour faciliter la compréhension de leurs travaux aux donateurs, 20 jeunes chercheurs se sont prêtés à l’exercice de présenter leur projet sous forme d’un article de presse grand public.

 

Par ailleurs, ce colloque initialement réservées aux jeunes chercheurs soutenus par la Fondation ARC, ont été, pour la seconde année consécutive, ouvertes à tous les jeunes chercheurs en cancérologie. En effet, la Fondation ARC a souhaité renforcer ses actions de diffusion des savoirs auprès des jeunes chercheurs afin de leur permettre de se tenir informés sur les avancées de la recherche en cancérologie. Tout jeune chercheur a donc pu présenter ses travaux sous forme de poster et ainsi contribuer à la richesse scientifique de ces journées.

Le congrès s’est clôturé par la remise des Prix Jeunes Chercheurs de la Fondation ARC qui ont récompensé 8 d'entre eux pour la qualité de leurs travaux scientifiques et la qualité de leur présentation, et 3 autres pour leur capacité à rendre leurs recherches accessibles aux grands publics (lauréats 2013). Ces prix ont été attribués par un jury scientifique composé des membres des instances scientifiques de la Fondation ARC et de trois précédents lauréats de ces prix (⇒ Liste des membres du jury scientifique 2013), et par un jury de journalistes de la presse écrite pour le prix de vulgarisation.

Ces journées ont été, cette année encore, un moment convivial d’échanges enrichissants pour les jeunes chercheurs, leurs responsables scientifiques et les donateurs.

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