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PRIX HÉLÈNE STARCK

Le Prix Hélène Stark de la meilleure présentation scientifique a récompensé les meilleurs exposés oraux et présentations de "posters".

PRIX HÉLÈNE STARCK - CATÉGORIE MASTER 2

Aurélie PETIT, 27 ans, de l’Institut Bergonié à Bordeaux, lauréate du Prix Hélène Stark

Aurélie PETIT est interne en médecine, en santé publique et médecine sociale. Elle vient de terminer son master 2 d’épidémiologie à l’Université de Bordeaux 2.

 Un projet de recherche pour détecter les patients âgés fragiles atteints d’un cancer

Aurélie PETIT a reçu le Prix Hélène Stark (Catégorie Master 2) d’un montant de 1 000 euros pour ses travaux sur un test de dépistage gériatrique en oncologie. En effet, le risque de toxicité des traitements anticancéreux augmente avec l’âge du patient. Afin de proposer le traitement le plus adapté au patient, il est nécessaire d’évaluer son état général, notamment à l’aide d’un questionnaire rapide de dépistage gériatrique. Aurélie PETIT a travaillé à l’amélioration de ce questionnaire en élaborant des questions supplémentaires dans le but de mieux évaluer le niveau de fragilité du patient. Ce questionnaire modifié a été validé à la suite d’une étude sur 1 435 patients en France. Toujours réalisable en moins de 10 minutes, il est rapide, facile d’utilisation et prometteur pour l’amélioration de la prise en charge des patients âgés en cancérologie.

PRIX HÉLÈNE STARCK - CATÉGORIE THÈSE

Mélanie BRUCHARD, 26 ans, de la Faculté de Médecine à Dijon

après une licence en biochimie et un master 2 recherche avec une option cancérologie, Mélanie BRUCHARD a achevé sa thèse au sein du laboratoire du Dr François Ghiringhelli à Dijon.

Le projet de recherche de Mélanie

Mélanie BRUCHARD, soutenue par la Fondation ARC pour sa 4ème année de thèse, a reçu le Prix Hélène Stark dans la catégorie Thèse, d’un montant de 3 500 euros, pour la présentation orale de ses travaux. Au Centre Georges François Leclerc à Dijon, elle s’intéresse à l’impact complexe d’une molécule de chimiothérapie, le 5-fluorouracile (5FU), sur le système immunitaire des patients. Elle a montré que certaines cellules immunitaires produisent en réponse à la chimiothérapie une protéine appelé IL1β qui favorise la croissance tumorale. Cet effet indirect du 5FU explique les résistances qui apparaissent chez certains patients. En bloquant l’action de cette protéine, les chercheurs espèrent pouvoir rétablir l’efficacité de la chimiothérapie. Un essai clinique de phase II doit d’ailleurs être lancé à la suite de ses travaux.

Nicolas TAVERNIER, 29 ans, de l’Institut Jacques Monod à Paris

Après un BTS de biochimie effectué en Haute-Savoie, Nicolas TAVERNIER a poursuivi ses études à Paris, obtenant une licence en sciences de la vie et un master en biologie moléculaire et cellulaire. Il a ensuite complété sa formation en décrochant son doctorat à l’Institut Jacques Monod à Paris.

Les travaux de recherche de Nicolas

Pour ses travaux de thèse, Nicolas TAVERNIER a reçu le Prix Hélène Stark catégorie Thèse d’un montant de 3 500 euros pour la présentation de son poster. A l’Institut Jacques Monod, il travaille sur le contrôle de la division des cellules dans un tissu. En observant et en manipulant chez un vers appelé C. elegans le cycle de la division cellulaire, Nicolas

TAVERNIER et son équipe ont découvert le rôle critique d’une protéine dans ce phénomène. Cette protéine, également présente chez l’Homme, est retrouvée en quantité anormale dans de nombreux cancers. Ses travaux pourront donc mener à de nouvelles recherches en cancérologie afin de déterminer comment agir sur cette protéine pour combattre une tumeur cancéreuse.

Emilie MONTELLIER, 27 ans, de l’Institut Albert Bonniot à Grenoble

Emilie MONTELLIER a obtenu sa licence et son master en biologie cellulaire avec mention à l’Université Joseph Fourier de Grenoble. Elle travaille depuis 2009 à l’Institut Albert Bonniot sous la direction de Saadi Khochbin, directeur de recherche au CNRS.

Ses travaux de recherche

Pour ses travaux de thèse à l’Institut Albert Bonniot à Grenoble, Emilie MONTELLIER a reçu le Prix Hélène Stark d’un montant de 3 500 euros pour son Poster Activation ectopique du programme d’expression des gènes spécifique des cellules germinales mâles dans le cancer du poumon. Elle travaille sur les similarités entre la spermatogenèse (production de spermatozoïdes) et la cancérogenèse. En effet, certains gènes intervenant dans le processus de formation des spermatozoïdes sont également exprimés, mais de façon anormale dans les cellules cancéreuses du poumon, ce qui participe à l’agressivité tumorale. Ses travaux visent à mieux comprendre les modifications subies par l’ADN dans la cellule cancéreuse et l’activation anormale des gènes qui en découle.

Paulina MARZEC, 28 ans, de l’Institut de génétique humaine à Montpellier

Lors de ses études à l’université Jagellonne de Cracovie en Pologne, Paulina MARZEC a obtenu son Master of Science en biologie avec mention. Après plusieurs mois à l’Institut de génétique moléculaire à Montpellier, elle intègre ensuite l’Institut de génétique humaine pour y effectuer sa thèse.

Son projet de recherche

Au cours de sa thèse à l’Institut de génétique humaine à Montpellier, Paulina MARZEC a étudié les sarcomes, des tumeurs rares, et mis en évidence un mécanisme original de contrôle de l’ADN dans ces tumeurs. Elle a montré que dans ces cellules cancéreuses, les chromosomes (localisés dans le noyau) interagissent via leurs extrémités avec l’enveloppe du noyau cellulaire. Ce phénomène anormal est associé à une plus forte instabilité de l’ADN, et participe à la progression des tumeurs. De nouvelles thérapies pourraient cibler ce mécanisme dans les sarcomes pour lutter contre la maladie.

PRIX HÉLÈNE STARCK - CATÉGORIE POST-DOCTORAT

Roman Gorelik, 35 ans : de l’Ukraine à la France, un parcours international

Originaire de Kiev en Ukraine, Roman GORELIK a étudié aux Etats-Unis, à l’Université de Floride puis à l’Université de Pennsylvanie jusqu’en 2011. Chercheur en hématologie et oncologie à la faculté de médecine de l’Université de Pennsylvanie, il a ensuite été chargé de travaux dirigés pendant sa thèse. Il a présenté ses travaux lors de plusieurs congrès scientifiques aux Etats-Unis (Philadelphie, San Diego, Boston) et a publié plusieurs articles dans différentes revues scientifiques. Roman GORELIK a décidé de rejoindre l’équipe d’Alexis Gautreau à Gif-sur-Yvette pour son post-doctorat pour travailler sur la protéine arpine. Ses travaux ont récemment fait l’objet d’un article dans la prestigieuse revue scientifique Nature.

Des recherches pour identifier une protéine qui favorise les métastases

Post-doctorant au Laboratoire d’enzymologie et biochimie structurales, Roman Gorelik a reçu le Prix Hélène Stark dans la catégorie Post-doctorant, d’un montant de 5 000 euros pour sa communication orale. Ses travaux portent sur les mécanismes moléculaires à la base de la migration cellulaire, impliquée notamment dans la dissémination des cellules cancéreuses dans l’organisme. Il a identifié une protéine, l’arpine, qui joue un rôle dans les déplacements de la cellule. Cette protéine, présente en plus faible quantité chez certains patients atteints de cancers, pourrait favoriser l’apparition de métastases.

La protéine arpine serait donc un marqueur prometteur pour prédire l’évolution des tumeurs, ainsi qu’une cible pour de futurs traitements contre les métastases.

 

Elodie LANET, 31 ans, de l’Institut de biologie du développement à Marseille

Elodie a étudié à la Faculté des Sciences de Luminy à Marseille où elle a obtenu son master et soutenu sa thèse avec mention très honorable. Docteur en biologie moléculaire, elle enseigne à l’Université de la Méditerranée et est chercheur à l’Institut de biologie du développement à Marseille. Elle a présenté ses travaux à différentes occasions lors de congrès scientifiques en France mais également à Pékin, en Chine. Elle a publié plusieurs articles dans diverses revues scientifiques. 

Le projet de recherche d’Elodie

Soutenue par la Fondation ARC pour son premier post-doctorat, Elodie LANET a reçu le Prix Hélène Stark (catégorie post-doctorat) d’un montant de 5 000 euros pour sa communication orale. Travaillant sur les tumeurs du système nerveux, elle s’est intéressée à un type particulier de cellules cancéreuses appelées cellules souches cancéreuses. Celles-ci contribuent à la propagation de la maladie en donnant naissance à de nouvelles cellules cancéreuses. En étudiant ces cellules souches cancéreuses, elle a constaté que la surexpression d’une protéine favorise à elle seule la surprolifération des cellules cancéreuses. Cette protéine joue donc un rôle central dans le processus de cancérisation et constitue une cible thérapeutique intéressante. 

 
Johanna CHICHE, 31 ans, du Centre méditerranéen de médecine moléculaire à Nice

Ingénieur chimiste de formation, Johanna CHICHE a poursuivi ses études avec un master 2 en biologie et immunité cellulaire, puis a effectué sa thèse en biologie du cancer au Centre Antoine Lacassagne à Nice. Ses travaux ont été publiés à plusieurs reprises dans diverses revues scientifiques. Elle a également présenté ses recherches avec des posters ou communications orales à différents congrès en France, mais également en Italie et aux Etats-Unis. 

Le projet de recherche de Johanna

En première année de post-doctorat au Centre méditerranéen de médecine moléculaire à Nice, Johanna CHICHE a reçu le Prix Hélène Stark (Catégorie Post-doctorat) d’un montant de 5 000 euros pour son poster sur ses travaux. Elle travaille sur un marqueur de mauvais pronostic pour certains cancers, la GAPDH. Ses travaux ont expliqué le mécanisme moléculaire par lequel la présence de cette protéine favorise la progression tumorale dans les lymphomes B non hodgkiniens. Elle a notamment montré le rôle essentiel de la formation de nouveaux vaisseaux sanguins à proximité des tumeurs.

 PRIX KERNER

Créé en 2002, le Prix Kerner est un prix de vulgarisation scientifique. Trois jeunes chercheurs sont récompensés sur leur projet de recherche qu'ils doivent présenter sous forme d'un article de presse grand public. Les prix sont de 1 000 € pour le 1er prix, 800 € pour le 2ème et 600 € pour le 3ème.

Le Prix Kerner 2013 du meilleur article de vulgarisation est décerné par un jury composé de journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, présidé par Brigitte Castelnau de l'Agence France-Presse (AFP). Il a récompensé trois lauréats.

 Diane KOTTLER, 28 ans, de l’Hôpital Cochin à Paris : lauréate du 1er Prix Kerner

 Après l’obtention d’un diplôme universitaire de dermatologie infectieuse et tropicale, Diane KOTTLER est médecin interne à l’Hôpital Cochin à Paris. Elle a été soutenue par la Fondation ARC pour son master 2 d’Etude comparative des méthodes cytologiques et virologiques pour la détection des lésions précancéreuses du canal anal. Elle mène actuellement des recherches sur le cancer du canal anal au laboratoire de virologie de l’Hôpital Cochin. Diane KOTTLER a présenté ses travaux dans plusieurs colloques et travaille actuellement à une présentation pour la réunion de l’OMS (Organisation mondiale de la santé) 2013.

 Les travaux de recherche de Diane KOTTLER : la dermatologie appliquée au cancer anal

 Diane KOTTLER a reçu le premier Prix Kerner d’un montant de 1 000 euros pour son article Cancer du canal anal, un nouveau pas vers le dépistage. Ses travaux portent sur le cancer de l’anus, induit par la même famille de virus que le cancer du col de l’utérus : les papillomavirus humains (HPV), qui insèrent leur ADN dans celui des cellules infectées. L’objectif de cette étude est d’expérimenter les techniques de dépistage utilisées pour le cancer du col de l’utérus (le frottis cervico-vaginal) sur les patients à risque de cancer de l’anus. A partir du frottis anal, trois méthodes pourront être utilisées : un simple examen des cellules recueillies pour détecter des cellules cancéreuses, un frottis anal avec coloration de deux protéines révélatrices d'un dérèglement de la cellule ou la recherche d'HPV. A long terme, un vaccin préventif "anti-HPV" pourrait être proposé aux sujets à risque de cancer du canal anal.

 

Sylvain TOLLIS, 35 ans, Université Bordeaux 2, lauréat du 2nd Prix Kerner

Après un doctorat de physique obtenu en 2005 avec la mention "Très Honorable", Sylvain TOLLIS a été chercheur post-doctorant dans plusieurs laboratoires à l’étranger, à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse), l’Imperial College de Londres (Royaume-Uni). Il a enseigné à l’IUT Génie industriel et maintenance à Clermont-Ferrand, à l’Ecole supérieure des technologies électronique, informatique et infographie ou encore à l’Université de Bordeaux 1 et a donné plusieurs séminaires en France, en Angleterre et en Irlande. Il est l’auteur d’une douzaine de publications scientifiques.

 Des travaux de recherche sur la dérégulation de la division cellulaire 

Post-doctorant au Laboratoire dynamique de la croissance et de la division cellulaire à l’Université de Bordeaux 2, Sylvain TOLLIS a été soutenu par la Fondation ARC. Il a reçu le second Prix Kerner pour son article Tous les chemins mènent au Pôle - la perception de l’espace par les cellules.

Ses travaux portent sur la division des cellules. Lorsqu’une cellule se divise, elle réplique tous les composants qui la constituent pour pouvoir donner naissance à deux cellules filles identiques. Une « boussole » dispose alors ces composants à l’intérieur de la cellule mère afin que les deux copies qui résulteront de la division héritent des mêmes composants, notamment du même patrimoine génétique. Lorsque cette boussole fonctionne mal, les composants sont mal répartis entre les deux cellules filles : copies non conformes de la cellule mère, ces dernières sont alors potentiellement cancéreuses.

Les travaux de Sylvain TOLLIS visent à mieux comprendre les mécanismes moléculaires qui régissent cette boussole de la division cellulaire dans l’espoir de trouver de nouvelles thérapies contre le cancer.

 
Chloé GUEDJ, 26 ans, de L’Institut Cochin à Paris : lauréate du 3ème Prix Kerner

Titulaire d’une licence de sciences du vivant et un master recherche en immunologie, Chloé GUEDJ a effectué son doctorat en immunologie à l’Institut Cochin à Paris. Chargée de travaux dirigés en licence, Chloé GUEDJ encadre également des lycéens et collégiens dans le cadre des « apprentis chercheurs » au sein de l’association « L’arbre des connaissances ». Premier prix du Grand Prix de l’Institut Cochin en février 2013, elle a présenté ses travaux à Paris, Bordeaux ainsi qu’en Grèce. 

Le projet de recherche de Chloé GUEDJ : l’activation des cellules immunitaires contre les tumeurs

 Chloé a été récompensée pour son article de vulgarisation portant sur le dialogue qu’entretiennent les cellules du système immunitaire entre elles lorsqu’elles détectent un danger pour l’organisme. Ses travaux ont pour but de mieux comprendre le processus d’activation des cellules immunitaires. Les chercheurs pourraient alors expliquer pourquoi les cellules immunitaires mal activées ne sont pas capables d’éliminer les tumeurs. Les résultats de ses recherches permettront de développer des thérapies ciblées afin d’éviter les traitements à large spectre qui engendrent de nombreux effets secondaires.